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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 23:01
Éliane RomeFaire face aux examens

Les examens, ce n’est pas une partie de plaisir... Pourtant, il faut bien passer par là pour boucler son année, décrocher le diplôme tant convoité ou se donner une chance de pratiquer la profession de son choix pendant les quarante années à venir. Cela vaut donc le coup de s’accrocher un peu. Non ? Et puis, il s’agit aussi d’une véritable épreuve de vie exigeant courage, labeur, rigueur et surpassement de soi. Bref vous ne pouvez qu’en sortir mûri et grandi. D'ailleurs, ne dit-on pas que les grandes leçons de la vie se tirent toujours dans les moments difficiles ?
Alors à vous de jouer, maintenant...

Nous sommes capables du meilleur Nous sommes capables du meilleur lorsque nous croyons à ce que nous faisons. Et réussir une épreuve difficile renforce toujours la confiance en soi.

La période des examens, particulièrement sensible, constitue un bon test par rapport à nos possibilités et à notre résistance à l’effort. En effet, au cours des examens, l’étudiant est confronté à de nouvelles difficultés auxquelles il n’est pas toujours préparé.

Un travail important, en solitaire, un timing et une méthode de travail à appliquer constituent en effet une série de données qu’il n'est pas toujours facile de gérer. Pour les étudiants de première année d’école supérieure ou d’université, c’est encore plus compliqué... En effet, lancés dans l’inconnu sans briefing, ils sortent bien souvent penaud de cette première expérience (un étudiant sur deux échoue lors de sa première année d’université...).

Il est donc préférable de mieux s’organiser : planifier l’étude, fournir un travail régulier et méthodique, gérer son temps, respecter ses besoins fondamentaux, s’aérer, et savoir se faire plaisir quand cela s’avère nécessaire... Histoire de ne pas perdre les pédales en plein milieu de la session (surmenage oblige).


La préparation du « combattant»

Les examens, c’est comme une course de fond : il faut s’entraîner toute l’année pour remporter la coupe lors du sprint final.

Premier impératif : la gestion du stress. Au fur et à mesure que les examens approchent, le stress est ressenti de façon plus intense par les étudiants. Or, il faut absolument l’éliminer. En effet, en dépit d’une matière bien assimilée, le facteur stress peut tout faire capoter : des insomnies aux pertes de mémoire, en passant par le bégaiement et l’oubli lors des examens oraux, le stress est l’ennemi numéro un de l’étudiant. Pour le contrer, la pratique d’un sport régulier, la sieste et la relaxation peuvent aider. A chacun de déterminer la technique qui lui sied le mieux!

La confiance en soi est également primordiale pour gérer ses émotions. En planifiant son travail de façon intelligente, le sentiment de contrôle sur les examens sera renforcé. Et la confiance en soi, améliorée.

Avant de se mettre à étudier, des résumés sous la forme de plans structurés (reprenant les idées principales de façon hiérarchique) devront être effectués par les étudiants eux-mêmes (car il est toujours plus facile de comprendre sa propre écriture plutôt que celle de ses copains de classe, et on assimile 50% de la matière en la résumant).

Pour des résumés efficaces, il sera bon de confronter les notes du cours, celles du syllabus éventuel , ainsi que celles provenant de certains ouvrages de référence ou de résumés effectués les années précédentes. Ces différentes sources vous permettront de mieux appréhender la matière et, donc, de mieux l’assimiler.

Le mieux sera de procéder chapitre par chapitre, en sélectionnant les titres, sous-titres et mots clés.

Pendant la bloque

Le temps étant compté pendant le blocus, une rigueur absolue sera prônée au cours de cette période particulière.

Mais elle ne se fera pas aux dépens de vos besoins premiers, à savoir manger, boire et dormir. Car, dans bien des cas, ces impératifs se retrouvent relégués au placard sous prétexte de «manque de temps» ! Si vous tombez malade (et cela risque d’arriver si vous ne prenez pas le temps de dormir et de vous nourrir), c’est toute la session qui sera ratée... alors autant ne pas jouer avec le feu !

De plus, une alimentation énergétique participera au processus d’assimilation de vos cours. En effet, le cerveau puise ses ressources dans les glucides et dans l’oxygène. Les sucres lents (riz, pâtes, pain) seront donc privilégiés car, étant distribués progressivement à l’organisme, ils vous assurent une réserve d’énergie importante. Les sucres rapides (bonbons, chocolat, pâtisseries), en revanche, sont rapidement absorbés par l’organisme. Ils provoquent également des accoutumances, de la somnolence et de l’hypoglycémie. Sans parler des kilos en trop. Bref,à bannir !

Enfin, mangez léger. En effet, un repas trop riche ou trop lourd obligera votre organisme à fournir un effort supplémentaire pour la digestion, et la capacité de concentration sera réduite.

Pour déconnecter quelques minutes, le repas se prendra dans un lieu différent du lieu d’étude. Histoire de sortir du cadre des examens pendant un bref instant. Le grignotage sera banni en faveur de collations équilibrées, légères et imaginatives. Pour stimuler votre cerveau, une petite balade quotidienne au grand air et l’aération constante de votre pièce de travail seront également recommandées.

Pour vous hydrater convenablement, l’eau restera aussi votre boisson de prédilection pendant le blocus. En effet, le corps étant composé de 80% d’eau, s’il en manque de 4 à 5%, le rendement au travail baisse de 25 à 30% ! Le Red Bull, le café, le coca et autres excitants seront également à éviter, même s’ils vous donnent un coup de fouet sur l’instant. En effet, la caféine peut détraquer le métabolisme et, en cas d’excès ou de sensibilité particulière, provoquer des troubles cardio-vasculaires, du stress et des insomnies. C’est-à-dire exactement le contraire de ce que l’on recherché!

Ne pas oublier de recharger ses batteries

Le sommeil est aussi important que l’alimentation. Huit heures de repos constitueront donc un minimum par nuit. Des siestes courtes (de vingt à trente minutes) lorsque le besoin se fait sentir, seront également respectées. Par ailleurs, l’étude de nuit sera écartée. En effet, un à trois jours sont nécessaires pour récupérer les capacités d’attention et de concentration après une nuit blanche. Et ce n’est sûrement pas le moment de gaspiller son temps!

Enfin, pour optimiser vos facultés intellectuelles et mnésiques, un cadre agréable sera nécessaire. En effet, étudier dans un lieu que vous aimez et où vous vous sentez bien vous remontera le moral et stimulera votre courage.

Choisissez-le rangé, bien éclairé (de préférence à la lumière du jour), bien isolé des bruits perturbants (radio, télé, circulation) et aéré.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, une planification réaliste du travail devra être élaborée en détail (matières du matin, de l’après-midi, et du soir en fonction de votre efficacité personnelle). Une alternance de moments de travail, de repos et de loisirs devra également être respectée, en gardant à l’esprit que le système nerveux a besoin de changement après environ 1 h 30 de travail. Une fragmentation des difficultés (une matière facile, suivie d’une plus ardue) permettra aussi de mieux appréhender la matière (et de moins stresser !). Mais un minimum de 3 h par matière d’affilée sera requis au risque de s’éparpiller.

Le temps nécessaire d’étude des différentes matières devra également être soigneusement évalué (pas évident la première fois...), et une place réservée aux imprévus (car on n’est pas des machines, même en période d’examens...).

N’oubliez pas, non plus, d’afficher un planning des horaires d’examens afin de ne pas être pris de court la veille de la session (si vous avez un jour de libre entre deux examens, vous pourrez par exemple remettre une partie de la matière à la veille). Enfin, vous barrerez le travail abattu au fur et à mesure. Avec force soulagement et satisfaction, nous en sommes convaincus!


Optimisez votre mémoire!

Pour réussir un examen, il n’y a pas de secret : il faut mémoriser la matière dans la mémoire à long terme. Pour ce faire, il faut décoder la matière, lui donner un sens, l’interpréter, la classer, la relier à d’autres informations et l’encoder. Pour arriver à ce stade, plusieurs répétitions sont nécessaires. Pour faciliter le fonctionnement de votre mémoire, procédez par mots-clés, et apprenez son fonctionnement. Sachez, par exemple, qu’elle retient mieux le début d’une liste (de mots et de dates, par exemple), plutôt que la fin.

Par ailleurs, la mémoire est triple : auditive, visuelle, et kinesthésique. Ceux qui retiennent plus facilement en répétant leurs cours à haute voix possèdent une mémoire auditive, ceux qui ont besoin de marcher, danser, chanter ou fixer la matière pour l’apprendre possèdent une mémoire kinesthésique et, enfin, ceux qui ont besoin de marqueurs pour colorier les têtes de chapitres, paragraphes et mots clés, ont une mémoire visuelle. Cette dernière est d’ailleurs la plus importante. Pas question de lésiner, donc, sur les surligneurs fluo et les marqueurs de couleurs pour hiérarchiser votre matière.
La mémoire est également sélective : si on l’aide à repérer l’essentiel, elle retiendra l'important.

Pendant la session

Une fois la machine de la session lancée, le premier impératif sera de gérer son stress au mieux. Ainsi, les individus très angoissés seront impitoyablement éloignés. Car la contamination peut s’avérer très rapide !

En effet, les effets de gorge sèche, maux de ventre, estomac qui tourne, et souffle qui manque, sont autant d’effets générés par le stress et qui peuvent faire perdre les pédales au plus assuré d’entre nous. Pour éviter ce genre de déconvenue, ayez toujours une collation avec vous afin d’éviter la crise d’hypoglycémie au moment le plus critique (quand on est stressé, on zappe souvent le petit déjeuner).

En pleine crise d’angoisse, inspirez profondément une grande quantité d’air par la ventre afin d’oxygéner le fond des poumons. Bougez, sautez, défoulez-vous afin de supprimer les tensions musculaires. Concentrez-vous quelques secondes sur autre chose que vos examens (par exemple en comptant à rebours) ou en imaginant, en fermant les yeux, une image de calme. Et puis, surtout, n’oubliez pas la règle des quatre C : conscience, confiance, concentration et conviction.

En cas d’examen oral (toujours plus stressant), concentrez-vous sur la question posée après avoir désamorcé la phase de stress intense. Analysez d'abord ce que l'on vous demande. Organisez ensuite l'exposé de la réponse. Enfin élaborez un plan de réponse par mots clés et articulations logiques. Enfin, face au professeur, commencez par décrire oralement le plan de la réponse. Vous lui paraîtrez crédible et compétent.

Trucs et astuces

1) Étudiez assis car vous risquez de vous endormir si vous étudiez en position allongée.

2) N'utilisez aucun médicament dit «magique» pour renforcer votre résistance: cela finit toujours, à un moment ou à un autre de la session, par se retourner contre vous.

3) Pendant les examens, n'hésitez pas à solliciter l'aide de votre entourage. Il ne peut pas deviner que vous en avez besoin. Et Dieu sait si les encouragements sont utiles en cette période sensible.

4) Pendant la mémorisation, recourez à des moyens mnémotechniques pour retenir des listes de mots, des schémas, des définitions, et des séries.

5) Enfin, ne vous laissez pas envahir par le découragement : un examen fichu ne signifie pas une session fichue ! Gardez confiance, quoi qu’il arrive. Bonne chance à
tous !




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Published by Jean-Pierre Leclercq - dans MÉTHODOLOGIE ET PÉDAGOGIE
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