Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 13:12
Émilio DaneroGuide du (futur) professeur: 2

Voici la deuxième partie du vade-mecum du (futur) professeur. Cet article aborde les sujets suivants par ordre alphabétique : contextes spécifiques, dictionnaires, écriture, entrées, essai et texte d'idées, évaluation (par l'enseignant), évaluation de la lecture (par les chercheurs), exercices et dispositifs d'apprentissage, fantastique, genres et types de textes, grammaire et langue.


CONTEXTES SPECIFIQUES

SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Divers numéros de revues font le point sur les enjeux et les modalités de l’enseignement du français propres aux différentes filières (générale, technique, professionnelle), aux différents publics (hétérogène ou non, en difficulté ou non), aux différents niveaux d’âge (de la maternelle à l’université) et aux différents stades de la carrière enseignante (de l’entrée dans le métier à l’expertise)

a.Dans l’enseignement technique

Le français aujourd’hui, n°96, déc. 1991, Le français dans le technique.


b. Dans les classes réputées « difficiles »

Le français aujourd’hui, n°120, déc. 1997, Classes difficiles : le pari du savoir.


c. Dans les classes (très) hétérogènes

Enjeux, n°30, décembre 1993, Hétérogène, mon cher Watson !
Recherches, n°35, 2001, Hétérogénéité.

d. Dans les premières années du secondaire (= le « collège » en France)

Le français aujourd’hui, n°99, septembre 1992, Quelles compétences au Collège ?
Le français aujourd’hui, n°111, septembre 1995, Le Collège : un passage difficile ?


e. Dans les dernières années du secondaire (= le « lycée » en France)

Le français aujourd’hui, n°104, déc. 1993, Du neuf au Lycée ? Les modules.


f. À l’université

Enjeux, n°21, décembre 1990, À l’Université aussi...
Enjeux, n° 53 et 54, mars et juin 2002, L’écrit dans l’enseignement supérieur(2 volumes).
Le français aujourd’hui, n°125, mars 1999, .... à l’université Spirales, n°29, 2002, Lire-écrire dans le supérieur.
Voir aussi POLLET M.-C., Pour une didactique des discours universitaires. Étudiants et système de communication à l’université, Bruxelles, De Boeck université, 2001 (Pratiques pédagogiques).


g. Au cours des premières années du métier d’enseignant

Le français aujourd’hui, n°105, mars 1994, Entrer dans le métier.





DICTIONNAIRES

Quel que soit le malaise des théories linguistiques devant le lexique, il n'en demeure pas moins que l'enseignant de français a, de façon prioritaire et impérieuse, la charge d'initier ses élèves au maniement du dictionnaire et de développer leur aptitude à ce propos. Dans cette perspective, il devra être conscient des enjeux autant que des ambigüités des dictionnaires :

1. Niveau linguistique et/ou métalinguistique : les dictionnaires renseignent-ils sur les mots et/ou sur les choses ?

2. Niveau de l'utilisation : elle sera notamment conditionnée par le public lecteur, par ses besoins et ses attentes ; elle sera fonction du type auquel ressortit le dictionnaire : dictionnaire de langue, encyclopédique, spécialisé, etc.

3. Niveau socioculturel et économique :
- posséder et/ou consulter un (des) dictionnaire(s) est le signe de l'appartenance à tel ou tel groupe culturel ;
- certaines pratiques relevant des habitudes rédactionnelles des lexicographes ont une signification socioculturelle : critères de choix des entrées et rejets, connotations et jugements de valeur apparaissant dans les définitions, les exemples, la détermination du niveau de langue...
- les impératifs commerciaux vont déterminer le format du dictionnaire, l'importance quantitative de son contenu, la politique de l'éditeur, etc.
- le « label » des bons auteurs conforte, lui aussi, un certain fonctionnement culturel du dictionnaire.

Non content d'être attentif à ces différents enjeux et ambigüités, l'enseignant pourra faire percevoir à ses élèves la spécificité textuelle de ces ouvrages : textes clos sur eux-mêmes, à prétention d'exhaustivité, en même temps que renvoyés au réel, à prétention d'objectivité.

L'enseignant n'oubliera pas enfin que, dès sa première découverte par l'enfant et tout au long de sa consultation par l'adolescent et par l'adulte, le dictionnaire fonctionne comme un lieu d'investissements, de désirs, de curiosités, de pulsions, d'initiations... Cette dernière remarque conduira à encourager, à côté de travaux plus systématiques que nous allons évoquer ci-après, des parcours plus libres et des pratiques résolument ludiques.

Les dictionnaires nécessitent un travail important et spécifique dont l'enseignant déterminera la place. En fonction du degré et du type d'élèves, le professeur fera un choix privilégiant deux ou trois outils de référence (par exemple : Lexis et Petit Robert en 6e, dictionnaire du français fondamental et Micro-Robert en professionnel, etc.).

Une première série d'activités d'éveil permettront la découverte des dictionnaires. Divers exercices sensibiliseront aux enjeux culturels et viseront à saisir le fonctionnement interne de chaque dictionnaire tant au niveau de la macrostructure (entrées) qu'au niveau de la microstructure (articles). Un travail particulier sur les définissants et les abréviations sera de nature à faciliter la compréhension de la rhétorique propre à ce type d'ouvrages. Des photocopies de pages de dictionnaires (d’époques et/ou de types différents) permettant de comparer les traitements divers d’un même article constitueront un document de travail fort riche. Un exercice particulièrement fructueux consiste, au départ d’une enquête sur les emplois d’un mot, à construire puis à rédiger un article précis que l’on pourra comparer ensuite à celui de tel ou tel dictionnaire.

L’enseignant favorisera la présence de dictionnaires en classe et leur consultation lors des divers travaux (ce doit devenir un réflexe). Par des exercices spécifiques, l’on mettra en évidence leur fonction de :
- norme d’orthographe et de prononciation ;
- norme grammaticale et syntaxique ;
- illustration des sens et des emplois ( rôle des phrases et des syntagmes exemplatifs) ;
- stimulation de l’expression ;
- information historique sur la langue ;
- repère quant aux différents niveaux de langue.

Encore certes perfectibles, de nombreux dictionnaires « d’apprentissage » ont fait leur apparition, dans les années 1980 surtout, faisant en quelque sorte le pendant des outils « progressifs » plus anciens utilisés pour l’apprentissage du français langue étrangère : on les adoptera et on y aura recours utilement, selon les niveaux et les classes.


ÉLEMENTS DE BIBLIOGRAPHIE

Dictionnaires d’apprentissage

a. Pour tous publics

PICOCHE, J. et ROLLAND, J.-Cl., Dictionnaire du français usuel. 15 000 mots utilisés en 442 articles, Bruxelles, De Boeck-Duculot, 2002.
Ce dictionnaire analogique, qui regroupe les mots par « champs lexicaux » autour de 442 thèmes clés, se veut au service de l’apprentissage du français tant comme langue maternelle que comme langue étrangère. Il existe également en version cédérom et est accompagné d’un petit guide méthodologique, Le DFU, mode d’emploi. À l’usage des classes francophones (De Boeck-Duculot, 2003).


b. Pour le français langue maternelle

DUBOIS, J. et al., Dictionnaire du français contemporain, Larousse, 1966, 1224 p.
DUBOIS, J. et al., Larousse Dictionnaire du français au Collège, 1987, 1095 p.
LAGANE, R. et al., Larousse Maxi Débutants, 1986, 933 p.
REY-DEBOVE, J. et al., Robert Méthodique, Dictionnaire méthodique du français actuel, Le Robert, 1982, 1617 p.
REY, A. et al., Micro Robert Plus, Le Robert, 1988, 1091 p. + LXV d’annexes.
REY-DEBOVE, J. et al., Petit Robert des Enfants. À la rencontre des mots, Le Robert, 1988, 1187 p. (PRE) et reprise in Le Robert des jeunes, id., 1992.
TAULELLE, D. et al., Robert Oral-Écrit. L’orthographe par la phonétique, Le Robert, 1989, 1299 p. + 54 p. d’annexes.


b. Pour le français langue étrangère

VERDOL, J., Dictionnaire du français facile, Hachette, 1974, 186 p. (300 mots).
FOURRE, P., Premier dictionnaire en images, Didier, 1962, 273 p. (1 500 mots).
GOUGENHEIM, G., Dictionnaire fondamental , Didier, 1958, 283 p. (3 000 mots).
DAVID, J., Dictionnaire fondamental pour l’Afrique, Didier, 1974 (4 727 mots).
MATORE, G., Dictionnaire du vocabulaire essentiel, Larousse, 1963 (5 000 mots).
DUBOIS, J., Dictionnaire du français langue étrangère, Larousse, 1978, Niveau 1 (7 700 mots) ; id., niveau 2, 1979 (10 000 mots).


Deux exemples, parmi de nombreux autres, de dictionnaires du français contemporain

MERLE, P., Dictionnaire du français branché, suivi du Guide du français tic et toc, Paris, Seuil, 1986 et 1989 (Point virgule, 68).
VANDEL, Ph., Le dico français/français, Paris, Jean-Claude Lattès, 1992.


SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Un numéro de revue qui fait le point sur l’activité lexicographique contemporaine, sur l’idéologie du dictionnaire, sur les enjeux et modalités d’une initiation à celui-ci, d’une maitrise de son emploi et de prolongements possibles en classe

Le français aujourd’hui, n°94, juin 1991, Des dictionnaires.

Table des matières du numéro :

CORBIN, P., « Le maquis lexicographique. Aperçus sur l’activité lexicographique monolingue dans le domaine français à la fin du XXe siècle », pp. 6-26.
DUFAYS, J.-L., « Dictionnaires, clichés et doxa : voyage en stéréotypie », pp. 27-36.
PEYCHERAN I., « "M’dame, ça y est pas dans l’dictionnaire". Quel usage font les élèves (et leurs manuels) du dictionnaire ? », pp. 37-44.
LE LOCH, R., « Penser/Classer... ou les homonymes », pp. 45-49.
MORTUREUX, M.-Fr., « Stratégies lexicographiques », pp. 50-60.
DECAMPS, J.-L., « Enseigner l’usage des dictionnaires », pp. 61-76.
DUCHESNE, A. et LEGUAY, A., « Le dictionnaire objet romanesque », pp. 77-82.
MARTIN, S., « Un mot, un roman et des dictionnaires (petite histoire stellaire) », pp. 83-89.
GOLDENSTEIN, J.-P., « Du dictionnaire au scriptionnaire », pp. 90-97.
ADAM, J.-M., « René Char et Francis Ponge lecteurs de Littré », pp. 98-105.
DARRS, J. et al., « Les écrivains et les dictionnaires », pp. 106-113.


Trois articles explicitant judicieusement les exercices et enseignements que l’on peut organiser au départ de tel ou tel dictionnaire d’apprentissage

REY-DEBOVE, J., Un dictionnaire morphologique?, in Le français aujourd’hui, n°58, juin 1982.
GLATIGNY, M., Qu’est-ce qu’un dictionnaire d’apprentissage ?, in Supplément au n°94 de la revue Le français aujourd’hui, juillet 1991, pp. 8-9.
LIP, B., « L’enseignement du vocabulaire : quels dictionnaires pour quelles activités », in Enjeux, n°26, juin 1992, pp. 29-45.


Trois articles déjà anciens mais qui restent, spécialement celui de Masseron, d’une problématique pertinente et très éclairante

DESIRAT, C., « Tester les dictionnaires », in Bref, nouvelle série, n°10, 1977, pp. 5-24.
CORBELLARI, M., Pour un dictionnaire destiné aux élèves de l’enseignement secondaire, in Supplément n°32 de Le Français aujourd’hui, M 11.
MASSERON, C., Les dictionnaires, une introduction, in Pratiques, n°33, 1982, pp. 91-109.


L’explicitation, ancienne aussi, mais toujours d’actualité , d’un exercice intéressant : faire composer un article de dictionnaire à partir d’une liste d’exemples imposés

BUZON, C. et alii, « Un exercice dictionnairique », in Cahiers de lexicologie, 1980-1, n°36, pp. 111-118.


Un précis didactique épuisé, mais à consulter en bibliothèque, avec exercices et enjeux

COLLIGNON, L., et GLATIGNY, M., Les dictionnaires, Cedic, 1978 (Textes et non textes).


Une réflexion engagée et stimulante sur l’enseignement du vocabulaire et l’usage des dictionnaires (monolingues, fondamentaux, d’apprentissage...) en classe de français langue étrangère

GALISSON, R., De la langue à la culture par les mots, Paris, Clé international, 1991.

Cf. aussi la rubrique Vocabulaire.





ÉCRITURE

SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE


Un ouvrage-clé qui fait le point sur les recherches existantes et les pratiques envisageables

REUTER, Y., Enseigner et apprendre à écrire. Construire une didactique de l'écriture, Paris, ESF, 1996.


a. Du côté des apprentissages fondamentaux

D’utiles vadémécums pour construire des apprentissages au secondaire

BACH, P., L’écriture buissonnière, Delachaux et Niestlé, I987.
MEYER, J.-Cl. et PHÉLUT, J.-L., Apprendre à écrire le français au collège, Lyon, Chronique sociale.
NIQUET, G., Enseigner le français, pour qui ? comment ?, Hachette Education, 1991 (Pédagogies pour demain) (remarquables propositions didactiques, adaptées aux élèves du début du secondaire).
NIQUET, G., Écrire avec logique et clarté, Hatier, 1983 (Profil Formation).
PIVETEAU, J., NOYE, D., Comment communiquer de façon efficace ?, INSEP, 1993 (Pratiques en question).


Deux ouvrages clés pour la didactique de l’écriture au primaire

CHAILLEY, M. et CHARLÈS, M.-Cl., La télévision pour lire et pour écrire, Paris, Hachette, 1993 (Pédagogies pour demain).
Groupe EVA, De l’écriture à la réécriture, Paris, Hachette, 1996 (Pédagogies pour demain).


Des bilans précieux de recherches récentes

BARRÉ de MINIAC, Chr. (dir.), Vers une didactique de l’écriture, Bruxelles, De Boeck, 1996.
BUCHETON, D., Écritures, réécritures. Récits d’adolescents, Berne, Peter Lang, 1995.
BUCHETON, D. et CHABANNE, J.-Ch. (dir.), Écrire en ZEP. Un autre regard sur les écrits des élèves, Paris, Delagrave et CRDP de l’Académie de Versailles, 2002.
PENLOUP, M.-Cl., L’écriture extrascolaire des collégiens. Des constats aux perspectives didactiques, Paris, ESF, 1999 (Didactique du français).
PENLOUP, M.-Cl., La tentation du littéraire. Essai sur le rapport à l’écriture littéraire du scripteur « ordinaire », Paris, Didier, 2000 (CRÉDIF Essais).
REUTER, Y., La description. Des théories à l’enseignement-apprentissage, Paris, ESF, 2000 (Didactique du français).


Des numéros spéciaux de revues didactiques

Enjeux, n°11, janvier 1987, Écrire, disent-ils...
Enjeux, n°19, mars 1990, Enseignement de l’écrit.
Enjeux, n°41-42, juin-décembre 1997, Écrire : entre langue et texte.
Enjeux, n° 50, mars 2001, Rapports à l’écriture.
Le français aujourd’hui, n°93, mars 1991, Concevoir – Écrire.
Le français aujourd’hui, n°108, déc. 1994, Écrire au brouillon.
Le français aujourd’hui, n° 127, sept. 1999, Écritures créatives.
Pratiques, n° 49, Les activités rédactionnelles.
Pratiques, n°75, Apprendre à rédiger.
Pratiques, n°77, Écriture et langue.
Pratiques, n°86, Lecture/écriture.
Pratiques, n°89, mars 1996, Écriture et créativité.
Pratiques, n°105-106, juin 2000, La réécriture.
Pratiques, n°113-114, juin 2002, Images du scripteur.
Cahiers pédagogiques, n°267, octobre 1988, Apprendre à écrire : de la maternelle aux classes terminalesRecherches, n°23, 1995, Écrire d’abord.
Cf. aussi de très nombreuses fiches pratiques in la revue L’École des lettres I.


b. Du côté de l’écriture du récit

ANDRÉ, A., J’écris un roman d’aventures (4e), Paris, Hatier, 1992.
BEGUIN, A., Lire-Écrire, Paris, L’École, 1982.
DUMORTIER, J.-L., Écrire le récit, Bruxelles-Louvain-la-Neuve, De Boeck-Duculot, 1986.
Pratiques, n°83, septembre 1994, Écrire des récits.
GOLDENSTEIN, J.-P., Pour une lecture-écriture, Bruxelles-Louvain-la-Neuve, De Boeck-Duculot, 1985.
LIBENS, C., Et si on écrivait un roman ?, Bruxelles, Labor, 1985 (Le français modes d’emploi).
PETITJEAN, A., Pratiques d’écriture. Raconter et décrire, Metz, Cedic, 1982.
RINNÉ, M, L’invention narrative. De l’improvisation orale à la littérature, Labor, 1985 (Le français modes d’emploi).


c. Du côté du « bricolage » scriptural, des ateliers d’écriture et de la poésie

ANDRÉ, A., Babel heureuse. L’atelier d’écriture au service de la création littéraire, Syros Alternative, 1989.
BONIFACE, C., et PIMET, O., Les ateliers d’écriture, Paris, Retz, 1992.
CONDE, M., La littérature en pratique. 20 exercices d’écriture à l’école, Labor, 1986.
DELBUSCHECHE, J.-M., et al., Plumes. Pratiques impertinentes de l’écriture, Bruxelles, Didier Hatier, 1989.
DOUENEL, L., JACKSON, G., RAOUL, S., Si tu t’imagines... (Atelier de littérature, lecture, écriture), Paris, Hatier, Didier, 1994 (Libre échange).
DUCHESNE, A., et LEGUAY, Th., Petite fabrique de littérature, 3 tomes, Paris, Magnard, 1987-1991.
ESCARABAJAL M.-C. et DE RUDDER, « Les ateliers d’écriture « Pratique de la fiction » », in Le français aujourd’hui, n°93, mars 1991.
L’École des lettres I, n° spécial 1992-93, Ateliers d’écriture.
Le français aujourd’hui, n° 127, septembre 1999, Écritures créatives.
NONY-ANDRE, D., J’écris un recueil de poèmes (5e), Paris, Hatier, 1992.
Pratiques, n°61, mars 1989, Ateliers d’écriture, n°89, mars 1996, Écriture et créativité.
ROCHE, A., GUIGUET, A., VOTZ, N., L’atelier d’écriture, Paris, Bordas, 1989.
VOITURIER, M., Allez les vers ! Une pédagogie ludique vers l’écriture poétique, Bruxelles, Labor, 1993 (Le français Modes d’emploi).


Un article remarquable et fondateur, toujours d’actualité

IDT, G., « Petites recettes pour un atelier d’artisanat romanesque au lycée », in Littérature, n°19, 1975, pp. 78-86.


d. Du côté des genres « fonctionnels » Cf. fiches Argumentation - Résumé.

Des manuels liés directement à l’apprentissage de l’écrit en classe

DUBREUIL, A., Thèmes et techniques de l’expression 6e, un manuel de 160 p., et un livre du maitre, de 210 p. , Paris, Éd. de l’Ecole.
DUBREUIL, A., Thèmes et techniques de l’expression 5e, un manuel de 170 p. et un livre du maitre de 210 p., Ibid.
SCHOONEJANS, M., DENVITE, C., JACOB, B., MINET, M., Carrefour 3. Le français en 3e année, Bruxelles, De Boeck Wesmael, 1993 (Carrefour).





ENTRÉES

« Par où commencer ? » La fameuse question posée naguère par Barthes a été déclinée sous toutes les formes, au cours des dernières années, dans la littérature didactique consacrée à l'enseignement du français. Et il est vrai que, si l'on ne peut répondre à pareille question en termes de substance (il n'y a pas un commencement qui se justifie absolument aujourd'hui, du point de vue de la « matière » de « français », en quelque classe que ce soit – qu'il s'agisse de langue ou de littérature – pas plus que du point de vue des élèves ou de celui du professeur), elle reste méthodologiquement capitale. Il y a mille et une entrées possibles qui peuvent répondre à une logique de l'occasion (évènement de circonstance, contexte culturel ou politique...) en même temps qu'à une logique des nécessités (de programmes, de moyens disponibles, de « besoins » des élèves, par exemple) et qu'à une logique des projets d'enseignement (axiomatique, objectifs, mise en perspective..., qui, en début d’année au moins, seront autant que possible explicités).

Si l'on s'accorde sur cette vue des choses, à côté d'entrées toujours appréciables et ajustables telles que 1° la lecture ou audition — partielle ou totale — de l'œuvre à travailler, 2° la création d'atmosphère par divers moyens dont, éventuellement, la formulation d'un problème ou d'enjeux, 3° le recours à l'actualité comme « tactique » d'introduction, 4°l'évocation d'une toile de fond socio-historique, 5° la constitution(en matière de travail langagier ou grammatical) d'un corpus d'exemples au départ de productions des élèves ou de collecte de productions par ceux-ci, quelques entrées spécifiques, dans le domaine littéraire, ont valeur de « machinerie » didactique et offrent de nombreuses possibilités de combinatoire, d'adaptation, d'utilisation, de prolongements.

C'est le cas d'abord de tous les exercices de collecte, manipulation et comparaison d'incipit, comme de tous les exercices préliminaires d'« appropriation » du « corps » du livre. Des enjeux essentiels légitiment maintes procédures variables de cette prise en considération des « débuts » d'œuvres littéraires et de l'activité de lecture, à propos desquels existe une abondante bibliographie de critique savante et de littérature didactique.

C'est le cas aussi de tous les exercices s'inscrivant dans la ligne d'un choix de textes inauguraux (par exemple « les cinq textes ») problématisant, en début d'année ou de parcours, nombre de questions fondamentales de la lecture de textes.

C'est le cas, enfin, de toute entrée mettant en évidence un « motif » particulier du cours, qui pourra ensuite être modulé selon un certain nombre de variations : cf. les exemples du tarot, de la voix, du mythe, du fantastique, du masque, etc.


SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Un dossier spécial de revue, proposant, pour les classes du 2d cycle du 2e degré, un ensemble très concret d'exercices sur incipit et d'analyses de débuts de roman

Nouvelle Revue pédagogique, n°8, avril 1989.


Deux excellents petits ouvrages synthétisant l'ensemble des connaissances « indispensables » en matière de débuts de roman

VERRIER, J., Les débuts de roman, Bertrand Lacoste, 1988 (Techniques du français-Parcours de lecture).
SABBAH, H., Les débuts de roman, Hatier (Profil littérature), 1991.


Deux articles célèbres, explicitant et illustrant une pratique « propédeutique » qui eut son heure de gloire et qui conserve son utilité méthodologique et sa pertinence théorique

AZEMA, M.-F., LONGCHAMP, P., MOUGENOT, M., PLATANIDES, C. et VERRIER, J., « Les cinq textes. Une introduction au cours de français », in Le français aujourd'hui, n° 29, mars 1975.
MOUGENOT, M., « Une introduction au cours de français », in Poétique, avril 1977, pp. 182-191.


Un court article, par l'auteur de la méthode « Grand Large », proposant une entrée similaire en classe de français langue étrangère

POLETTI, M.-L., « La mise en scène du texte ou comment entrer en lecture », in Le français dans le monde, n° spécial, mars 1988.


Plusieurs chapitres (Lecture des couvertures ; des titres ; des incipit) d'un très riche ouvrage de formation littéraire pour professeurs de FLE

GOLDENSTEIN, J.-P., Entrées en littérature, Paris, Hachette (F - Autoformation), 1991.


Pour aborder, de façon renouvelée, le « contexte » ou le « paratexte » de l’œuvre littéraire, voir aussi les deux excellentes synthèses
MAINGUENEAU, D., Le contexte de l’œuvre littéraire. Énonciation, écrivain, société, Paris, Dunod, 1993, 196 p.
LANE, Ph., La périphérie du texte, Nathan, 1992 (Fac Linguistique), 160 p.





ESSAI ET TEXTE D’IDEES

SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Une anthologie et un vadémécum didactique pour aborder avec légèreté les diverses facettes de l’essai

LITS, M., L’essai. Textes pour la classe et Vadémécum du professeur de français, Bruxelles, Didier Hatier, 1994 (Séquences).


Un manuel tout récent qui vous aidera à construire des séquences didactiques riches et cohérentes autour du texte d’idées

DECRAENE, D., FERDIN, C ., GOTTO, E., JANSSEN, D., POLLET, M.-C. et TOUNGOUZ, K., « Lire, écrire, dire... des idées », in LEDUR, D. et POLLET, M.-C. (sous la dir. de), Théâtre & Textes d’idées. Manuel 5e/6e secondaire, Bruxelles, De Boeck (Parcours et références), 2003.
Voir aussi, dans la même collection, les pages consacrées au texte d’idées dans le Référentiel de Littérature et le Guide méthodologique (parus la même année).


Un ensemble de séquences didactiquement bien pensées pour étudier plus en profondeur différents essais d’hier et d’aujourd’hui

BAAR, M. et LIEMANS, M., Lire l’essai, Bruxelles, De Boeck-Duculot, 1999 (Savoirs en pratique).

Un bon « précis » d’analyse textuelle fondée sur la problématique de l’énonciation

COSSUTTA, F.,Éléments pour la lecture des textes philosophiques, Paris, Bordas/Dunod, 1989.

Un article qui ouvre des pistes « interdidactiques » bien intéressantes

TOZZI, M., « Français-philosophie : une approche interdidactique », in Le Français aujourd’hui, n°109, mars 1995, pp. 99-108.

Deux mémoire de licence UCL proposant des séquences variées

LENOBLE, B., Philosophie en classe de français : Le mythe de Sisyphe d’Albert Camus, Louvain-la-Neuve, UCL-FLTR, 1986.
OBSOMER, L., Apprendre à lire, apprendre à penser. Un parcours sur le genre de l’essai en classe de français au départ du livre d’Amin Maalouf Les identités meurtrières, Louvain-la-Neuve, UCL-FLTR, 2002.




ÉVALUATION PAR L’ENSEIGNANT

SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Un fascicule très complet et très concret publié par le secteur « Français » de la Fédération de l’enseignement catholique à l’intention des professeurs de français des 2e et 3e degrés

Planifier les compétences et les évaluer. Français 2e et 3e degrés – Humanités générales et technologiques, Humanités professionnelles et techniques. Bruxelles, FÉSEC, 2003 (Boite à outils n°3), 52 p.


Trois numéros de revue offrant une riche série de réflexions et d’expériences sur les différentes facettes de l’évaluation dans les divers (sous-)domaines du cours de français

Recherche, n° 21, 1994, Pratiques d’évaluation.
e. a. : BARTHÉLÉMY, A., « L’insoutenable légèreté de l’évaluation ou les avatars de l’évaluation
critériée », pp. 7-16.
DELCAMBRE, I., « La note : mesure ou message ? », pp. 17-24.
FLAK, C., « Corriger un résumé en classe de seconde. Comment associer évaluation et apprentissage », pp. 25-54 .
DAUNAY, B., « L’évaluation des dissertations. Digressions sur une pratique », pp. 55-72 ; etc.

Français 2000, n°152-153, octobre 1996, Évaluer les compétences.
Français 2000, n°154-155, avril 1997, Évaluons la lecture.
e. a. : DUMORTIER, Jean-Louis, « Évaluation formative du récit de fiction », pp. 7-41.

Deux articles et trois ouvrages de fond sur les pratiques évaluatives en général

ALLAL, L., « Acquisition et évaluation des compétences en milieu scolaire », in J. DOLZ et E. OLLAGNIER (dir.), Raisons éducatives n°2.L’énigme de la compétence en éducation, Bruxelles, De Boeck, 1999, pp. 77-94.
BELAIR, L. M. , L’évaluation dans l’école. Nouvelles pratiques, Paris, ESF, 1999.
CARDINET, J. , Pour apprécier le travail des élèves, Bruxelles, De Boeck, 1986.
PAQUAY, L., « L’évaluation, couperet ou levier du développement des compétences professionnelles ? Dix conditions pour que les pratiques d’évaluation des compétences concourent au développement professionnel », in C. BOSMAN, F.-M. GERARD et X. ROEGIERS (dir.), Quel avenir pour les compétences ?, Bruxelles, De Boeck, 2000, pp. 119-134.
PAQUAY, L., CARLIER, Gh., COLLÈS, L. et HUYNEN, A.-M. (dir.), L’évaluation des compétences chez l’apprenant. Pratiques, méthodes et fondements, Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2002 (Recherches en formation des enseignants et en didactique).


Quatre études critiques et prospectives sur l’évaluation en classe de français

ALLAL, L. BAIN, D. et PERRENOUD, Ph., Évaluation formative et didactique du français, Neuchâtel et Paris, Delachaux et Niestlé, 1993.
DUFAYS, J.-L., « L’évaluation au cours de français langue première dans l’enseignement secondaire », in L. PAQUAY et al. (dir.),L’évaluation des compétences chez l’apprenant, op. cit., 2002, pp. 51-60.
DUMORTIER J.-L., « Évaluation des compétences et pédagogie par tâches. Le cas du cours de français langue première », in Puzzle, Bulletin du CIFEN n°8, Liège, juin 2000, pp. 6-15.
DUMORTIER J.-L., « Commentaires sur la correction d’un travail écrit », in Puzzle, Bulletin du CIFEN n°14, Liège, juillet 2003, pp. 17-26.


Plusieurs analyses de pratiques évaluatives à lire dans l’ouvrage collectif Didactique des langues romanes (coord. L. Collès, J.-L. Dufays, G. Fabry et C. Maeder, éd. De Boeck, 2001)

BUCHETON, D. et RIVES, M.-P. , « Peut-on évaluer la capacité à devenir auteur de son texte ? », pp. 569-576.
DEZUTTER, O., MAINGAIN, S. et THYRION, Fr., « Prendre la mesure des compétences initiales en expression écrite : une (im)possible nécessité ? Une expérience auprès d'étudiants universitaires allophones », pp. 557-564.
SEWERYN, B., « Evaluer les écrits dans une perspective cognitivo-langagière : critiquer et renouveler les outils d'évaluation des compétences scripturales », pp. 565-568.
WAHL, Y. , « L'évaluation de la compréhension de lecture : une mission impossible ? », pp. 583-590.





ÉVALUATION DE LA LECTURE (PAR LES CHERCHEURS)


SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Trois numéros de revues proposant des approches et des analyses critiques variées de l’évaluation du savoir-lire

LIDIL, n° 10, juillet 1994, L’évaluation de la lecture : approches didactiques et enjeux sociaux.
Enjeux, n°31, mars 1994, L’évaluation de la lecture.
La Lettre de la DFLM, n°30, 2002, Pisa et la littératie.


Deux remarquables articles de synthèse sur la question

TARDIF, J. , « L’évaluation du savoir-lire : une question de compétence plutôt que de performance », in J.-Y. BOYER, J.-P. DIONNE et P. RAYMOND (dir.), Evaluer le savoir-lire, Montréal, Logiques, 1994, pp. 69-102.
LAFONTAINE, D. , « Quoi de neuf en littératie ? Regard sur trente ans d’évaluation de la lecture », in L. COLLES, J.-L. DUFAYS, G. FABRY et C. MAEDER (dir.), Didactique des langues romanes, Bruxelles, De Boeck, 2001, pp. 67-82.





EXERCICES ET DISPOSITIFS D’APPRENTISSAGE

SELECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Sur les exercices

Le français aujourd’hui, n°118, juin 1997, Passons aux exercices.
Recherches, n°24, 1996, Fabriquer des exercices.


Sur les séquences didactiques

Pratiques, n°92, décembre 1996, Séquences didactiques.


Sur les méthodes et les dispositifs d’apprentissages « innovants »

Pratiques, n°90, juin 1996, Des méthodes en français.
Pratiques, n°63, sept. 1989, L’innovation pédagogique.
Recherches, n°27, 1997, Dispositifs d’apprentissage.




FANTASTIQUE

On a beaucoup étudié le fantastique littéraire en classe de français, ces dernières années. Ce n'est pas sans raisons.

1) Et tout d'abord, ce que recouvre cette étiquette n'est certes pas réductible, à l'inverse de ce que laissent croire certains préjugés, à un territoire limité et/ou mineur du champ littéraire. La production et l'esthétique fantastiques ont été très importantes et fécondes dans de nombreuses littératures.

À plusieurs moments de leur histoire littéraire, la France et la Belgique, en particulier, ont vu se dynamiser cette orientation ou cette « vision » littéraire (cf. par exemple, Nodier, Nerval, Gautier, Balzac, Maupassant, Hellens, de Ghelderode, Ray, Owen, Muno, Compère, Richter, Prévot, etc.).

2) Non réductible à un genre pur, cette orientation n'en est pas moins liée à une poétique et à une forme dont certaines composantes, relativement manifestes, peuvent être l'objet, dans nos classes, d'une initiation aisée, d'un apprentissage — en lecture/écriture — intéressant et aux retombées multiples, dans d'autres secteurs de la production littéraire (techniques d'énonciation, d'organisation du récit, de production d'effets, etc.).

3) Cette littérature dégage en outre, avec plus ou moins d'intensité, une « aura », une énergie libidinale de l'ordre de cette « inquiétante étrangeté » qui a interpelé Freud et nombre de ses successeurs. Cette énergie, perceptible dans une écriture où le mythique et le symbolique ont leur part exemplaire, est à même de stimuler particulièrement la lecture, ceci se vérifiant chez les élèves de tous milieux et de tous niveaux.

4) Un avantage considérable de cette catégorie, dans une perspective didactique, est qu'elle s'est particulièrement développée dans le registre du « récit court ». À l'instar du conte, la nouvelle fantastique peut être directement lue et découverte durant le temps de l'heure scolaire. Elle est de même aisément « manipulable », pour toute approche exigeant de nombreux retours au(x) texte(s). Elle autorise une progression intéressante dans l'initiation à la lecture, à ses mécanismes, à ses exigences, à ses effets.

5) Un autre avantage que présente ce champ est qu'il rejoint les territoires les plus anciens de notre littérature et de notre culture (cf. à ce propos, Pierre Gripari, Pédigrée du Vampire, L'Âge d'Homme), comme les domaines les plus récents de la littérature la plus actuelle et la plus vivante (littérature latino-américaine, littérature européenne, littérature orientale, etc. Cf. e. a. à ce propos, J.-B. Baronian, Un nouveau fantastique, L'Âge d'Homme). Sa réception engage les publics les plus intellectuels (cf. J.-L. Borges) comme les plus populaires (cf. St. King : toutes ses œuvres disponibles en « J’ai lu », y compris son œuvre réflexive Anatomie de l’horreur, 1 et 2, « J’ai lu » 4410 et 4411).

6) Ainsi peut-on concevoir, pour l'investigation de ce champ, de très nombreux parcours, des approches très diversifiées, des contenus ou des rythmes d'études très variés. On pourra se centrer sur l'un ou l'autre chef-d'œuvre ou s'attarder sur quelques-uns ; on pourra, avec la modestie et la prudence qui s'imposent, faire de la littérature comparée et passer d'un pays à l'autre ; on pourra organiser des rapprochements thématiques ou rhétoriques en rassemblant de nombreux récits courts, de grands auteurs ou de « minores »...

Il sera possible aussi, au départ de ce champ, d'explorer d'autres champs littéraires connexes, ou d'autres champs artistique (cf. la peinture fantastique, le cinéma fantastique).

7) Pour tout ceci, les outils spécifiquement didactiques sont légion, et souvent de qualité. On consultera à ce propos notre sélection bibliographique. Pour ce qui est des textes, et indépendamment des œuvres plus longues qu'on trouvera, pour beaucoup d'entre elles, en collections de poche, le professeur trouvera à sa disposition de nombreuses anthologies dont certaines (Caillois, 2 vol. chez Gallimard ; Castex 1 vol. chez Corti ; Goimard et Stragliati 10 vol. Presses Pockett, rééd. en 3 vol chez « Bouquins ») sont de vrais chefs-d'œuvre ! Voir aussi les collections de poche pour enfants et/ou adolescents, beaucoup plus riches en la matière qu'on ne le pense.

8) La pratique du « groupement de textes » (cf. à ce sujet le n° 97, mars 1992, de la revue Le français aujourd’hui), comme celle de la comparaison de textes (cf. à ce sujet les pages très éclairantes de Annette Beguin in Lire-Écrire, Pratique nouvelle de la lecture au Collège, Paris, L’École, 1982) sont particulièrement profitables dans ce domaine où règne une considérable intertextualité et où les reprises, allusions, parodies, adaptations et transpositions sont très nombreuses. De façon exemplaire, Annette Beguin a ainsi explicité, sur plus d’une dizaine de pages, les modalités et les bénéfices d’un travail comparatif, en classe, sur les deux versions du Horla (cf. op. cit., pp. 55-68). L’étude de ces deux versions du Horla est du reste une sorte de topique de la comparaison de textes, dans le domaine fantastique (cf. par ex. les deux opuscules de F. Rachmühl, chez Hatier, le « Profil d’une œuvre » et le petit « Œuvres et thèmes » ; ou encore les articles de Y. Léon in L’École des Lettres, IId cycle, 1979-80, nos 13 et 14 et de F. Collet, en 1982-83, n°8, Lecture comparée du début et de la fin du Horla, ou même (!) in Supplément au n° 90 de la revue Le français aujourd’hui, juin 1990, À vos claviers : critique assistée par ordinateurs : Maupassant). Mais l’on peut varier à l’infini cette procédure, en fonction de thèmes (cf. la nomenclature de la Grande anthologie du fantastique) ; de mythes (cf. Dracula, Frankenstein...) ; de codes génériques (fantastique classique, nouveau fantastique, S.F., « épouvante »...) ; de techniques d’écritures (Le Horla 2de version, Le Journal d’un monstre de Matheson, Des fleurs pour Algernon , de Keyes) ; de versions (Peur bleue, de Stephen King, roman, scénario, cf. « J’ai lu », n°1999) ; de traductions (cf. les trad. de Dracula par L. Molitor, Marabout, M7 et « J’ai lu » 3402, J. Finné, « Presses-Pocket » 4669).



SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE


Des opuscules pour la classe, rassemblant une suite de textes courts qui illustrent l’histoire du fantastique « classique » comme celle du « nouveau » fantastique

Le fantastique. Textes pour la classe, Bruxelles, Didier Hatier, 1990, rééd. 1992 (Séquences).
Le fantastique, Paris, Nathan, 6e/5e, 4e/3e, 1993 - 1994 (Récits du monde).
Contes fantastiques, Paris, Bertrand Lacoste, 1990, rééd. 1992 (Parcours de lecture).


Un vadémécum didactique, pour l’enseignant, lié à la première plaquette susmentionnée et comportant perspectives théoriques, exercices, analyses

YERLÈS, P. et LITS, M., Le fantastique. Vadémécum du professeur de français, Bruxelles, Didier Hatier, 1990, rééd. 1992 (Séquences).


Cinq « précis », de haute vulgarisation, faisant un excellent point de la question

BESSIÈRE, I., Le récit fantastique (La poétique de l’incertain), Paris, Larousse, 1974 (Thèmes et textes).
COUTY, D. , Le fantastique, Paris, Bordas, 1989 (Les thèmes littéraires).
EHRSAM, V. et J., La littérature fantastique en France, Paris, Hatier,1985 (Profil formation français).
MALRIEU, J., Le fantastique, Paris, Hachette, 1992 (Supérieur).
PUZIN, Cl., Le fantastique , Paris, Nathan, 1984 (Intertextes).


Trois petits outils anthologiques, publiés par Larousse dans la collection « Textes pour aujourd’hui », comportant, l’un des présentations structurales des textes, l’autre des regroupements thématiques, tous des propositions d’exercices

ROGÉ, R., Récits fantastiques.
GALLIOT, J.-L., Contes fantastiques de Nodier.
BALPÉ, J.-P., Le bestiaire fantastique.


Plusieurs opuscules, centrés sur ce texte canonique du fantastique qu’est Le Horla

Le fantastique, Paris, Gallimard, 1993 (Lire / Les écrivains du Bac).
Le Horla. Maupassant, Paris, Hatier, 1983 (Profil d’une œuvre).
Une œuvre intégrale : Le Horla ; un thème : le récit fantastique, Paris, Hatier, 1983 (Œuvres et thèmes).
Le Horla. Maupassant, Paris, Bordas, 1992 (L’œuvre au clair).
Maupassant Le Horla, Paris, Le Livre de Poche, 1994 (Les classiques d’aujourd’hui).
Cf. aussi les éditions « Mille et une nuits » et « Librio ».


Un article proposant problématique et économie globale d’un enseignement du fantastique belge

YERLÈS, P., « Enseigner le fantastique belge », in Textyles, n°10, Fantastiqueurs, 1993, pp. 227-237.


Des propositions stimulantes pour un parcours d’ensemble sur le récit fantstique
BARONIAN, J.-M., « Comment enseigner le fantastique ? », in Français 2000, n°179-180, mai 2002, pp. 118-119.
MASSERON, C., « Le récit fantastique », in Pratiques, n° 34, juin 1982.

Une collection anthologique de poche, présentant, en dix tomes, un panorama complet du genre, avec introduction générale, préfaces particulières traitant de l’histoire et de la signification du thème abordé dans chaque volume, présentation des récits et bio-bibliographie des auteurs

GOIMARD, J. et STRAGLIATI, R., La grande anthologie du fantastique, Presses Pocket, 1981 (Histoires de morts-vivants, d’occultisme, de monstres, de fantômes, de doubles, d’aberrations, de cauchemars, de maléfices, de délires, démoniaques : 10 vol.). Épuisé mais réédité en coll. « Bouquins », avec additions.


Un dictionnaire de style « populaire », faisant la part belle au cinéma, à la télévision, à la bédé, mais comportant aussi de nombreuses rubriques littéraires

POZZUOLI, A., et KREMER, J.-P., Dictionnaire du fantastique, Éd. Jacques Grancher, 1992.






À LIRE EGALEMENT

Articles et numéros de revues

BT2 - Bibliothèque de travail, n°61, Le fantastique, ICEM, septembre 1974.
MIGNY E., « Analyse de trois nouvelles de Maupassant (La peur, Apparition, Qui sait ?) », in L'École des Lettres, 1er cycle, 1982-1983, nos6 -7-8. Voir aussi le n° 9 (synthèse en 4 pages du genre fantastique).
GARGOT, C.,et LIDSKY,P., « Le fantastique en classe de 3e » in Le français aujourd'hui, n°48, déc. 1979, pp. 19-23.
Pratiques , n°35, octobre 1982, Lire à l'école (cf. e. a. analyse de Continuité des Parcs de J. Cortazar).
LEVESQUE, R., Le fantastique ? Allumez vos torches et suivez-moi, in Québec Français, mai 1983.
GARDAZ, E., « L'impossible annonce », in L'École des Lettres, 2e cycle, n°4, 1978-79.


Précis et choix de textes

CHARPENTREAU, J., Le fantastique en poésie, Paris, Gallimard, 1980 (Folio junior).
MONARD, J., et RECH, M., Le merveilleux et le fantastique, Paris, Delagrave, 1974 (G. Belloc).


Études didactiques d’oeuvres particulières

COUTY, D., Guy de Maupassant, Le Horla, Paris, Larousse, 1987 (Classiques Larousse).
CHRYSSOULIS, D., Histoires extraordinaire d'E. Poe, Paris, Éd. Pédagogie moderne, 1980 (Lectoguide).
GLIKSOHN, J.-M., Franz Kafka, Le Procès, Paris, Hatier (Profil d'une œuvre).
HOFFMANN, E.T.A., L'Homme au sable (avec un mini dossier), Paris, Nathan, 1984 (Poche).
Maupassant, Le Horla, Paris, Hatier (Profil d'une œuvre).


GENRES ET TYPES DE TEXTES

SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Un ouvrage clé qui fait le tour complet de la théorie et de la didactique des genres littéraires et propose de nombreuses activités stimulantes pour la classe

CANVAT, Karl, Enseigner la littérature par les genres. Pour une approche théorique et didactique de la notion de genre littéraire, Bruxelles, De Boeck-Duculot, 1999 (Savoirs en pratique).

Trois numéros de revue consacrés à la question des genres ou du classement des textes

Pratiques, n° 62, Classer les textes, juin 1989 :
GARCIA-DEBANC, Cl. , « Le tri de textes : modes d’emploi », pp. 3-52.
SCHENEDECKER, C., « Comment reconnaitre un policier ? », pp. 53-70.
BENOIT, J. et FAYOL, M. , « Le développement de la catégorisation des types de textes », pp. 71-85.
PETITJEAN, A., « Les typologies textuelles », pp. 86-125.

Pratiques, n°66, Didactique des genres, juin 1990.

Enjeux, n° 37-38, Types et genres textuels, mars-juin 1996 :
CANVAT K., « Types et genres textuels. Problématiques et enjeux ».
BRONCKART, J.-P., « Genres de textes, types de discours et opérations psycholinguistiques ».
DOLZ, J. et SCHNEUWLY, B., « Genres et progression en expression orale et écrite. Éléments de réflexion à propos d’une expérience romande ».
CORNALMI-ENGEL, I., « Des moyens d’enseignement et d’apprentissage pour l’expression orale et écrite ».
MINET, M., « Des types de textes en 3e. Comment ? Pourquoi ? ».
MARKEY, D. et DECOO, W., « Lire la correspondance professionnelle pour en mesurer la qualité : le cas des lettres types ».





GRAMMAIRE ET LANGUE

SÉLECTION BIBLIOGRAPHIQUE

Un ouvrage fondamental qui s’attache à réconcilier la grammaire scolaire avec les acquis récents de la recherche linguistique

BÉGUELIN, M.-J., De la phrase aux énoncés : grammaire scolaire et descriptions linguistiques, Bruxelles, De Boeck-Duculot, 2000 (Savoirs en pratique), 348 p.


Un nouveau manuel original et ambitieux à l’usage des classes du 2e et du 3e degrés

DENYER, M., ROSIER, L., THYRION, Fr., Langue – Référentiel – Français 3e/6e secondaire, Bruxelles, De Boeck (Parcours et références), 2003, 187 p. Voir aussi le Guide méthodologique pour l’enseignant paru dans la même collection la même année.


Quelques importantes livraisons de revues didactiques, pour aider l’enseignant en recherche à se faire une religion en la matière

Enjeux, n°7, été 1985, Terminologies grammaticales ;
n° 28, mars 1993, Les grammaires en question.
Le français aujourd’hui, n°83, septembre 1988, Les difficultés grammaticales ;
n°86, juin 1989, Quelle grammaire pour les textes ?
n°89, mars 1990, Travailler la langue: nouvelles démarches ;
n°107, sept. 1994, Questions de langue à l’école ;
n°109, mars 1995, Didactique du français : langue et textes.
Recherches, n°15, 2d sem. 1991, Orthographe - Grammaire ;
n°26, 1997, Langue.
Français 2000, n°122-123, janvier 1990, Et la grammaire ? Hommage à Joseph Hanse.
n°165-166, novembre 1999, De la grammaire avant toute chose...
Pratiques, n°9, mars 1976, Faits grammaticaux ;
n°87, sept. 1995, Études de la langue (cf. e. a. C. MASSERON, « Bâtir et finaliser
une progression grammaticale : des usages aux besoins langagiers », pp. 7-45).
Québec français, n°99, automne 1995, Enseigner la grammaire.


Un ouvrage destiné aux professeurs d’école primaire, en France. Assez clair, bien organisé, accompagné d’exercices, il permet une bonne intégration de la « modernité » instituée

VARGAS, Cl., Grammaire pour enseigner. Une nouvelle approche théorique et didactique, A. Colin, 1991 (Formation des enseignants).


Une grammaire nouvelle pour le primaire et le secondaire due à des didacticiens québécois
CHARTRAND, S.-G., AUBIN, D., BLAIN, R. et SIMARD, Cl., Grammaire pédagogique du français d’aujourd’hui, Boucherville, Graficor, 1999.


Un ouvrage destiné cette fois aux premières années du secondaire, et qui montre comment lier l’enseignement de la grammaire à une progression centrée sur la lecture et l’écriture

DENISOT, J.-P., et LABOUREAU, D., Enseigner la grammaire au collège. Théorie et pratique d’une progression, Paris, éd. de l’École, 120 p.


Des manuels présentant de façon pertinente et préci(eu)se la grammaire de texte

COMBETTES, B., FRESSON, J. et TOMASSONE, R., De la phrase au texte 3e, Delagrave, 1980.
BRAUN, A. et CABILLAU, J.-Fr., Le français pour chacun, Bruxelles, Plantyn, 1993.


Des idées pour aborder les normes trop souvent négligées de la ponctuation

Pratiques, n°70, juin 1991, La ponctuation.


Une grammaire qui réexamine les problèmes grammaticaux à la lumière de la linguistique et incite à la réflexion critique (à destination des classes terminales)

WILMET, M., Grammaire critique du français, Paris/Louvain-la-Neuve, Hachette, Duculot, 1997.


Et, bien sûr, les grammaires scolaires dont la réputation n’est plus à faire

GREVISSE, M., Précis de grammaire française, Gembloux, Duculot, 30e éd. 1995.
GOOSSE, A., Nouvelle grammaire française, Gembloux, Duculot, 3e éd. 1995.




Partager cet article

Published by Jean-Pierre Leclercq - dans MÉTHODOLOGIE ET PÉDAGOGIE
commenter cet article

commentaires